Résumé : cybersécurité, 5 erreurs qui menacent directement votre organisation
Si le coût moyen d’un incident cyber tourne autour de 15 000 €, il peut dépasser les 200 000 € pour les structures les plus gravement touchées, quand il y a par exemple perte de la production et/ou fuite de données critiques.
Pour protéger votre organisation, identifiez et corrigez ces 5 failles courantes :
- Le « clic fatal » (phishing) : une seul collaborateur piégé peut figer l’intégralité du réseau.
- L’erreur d’adressage : envoyer un document confidentiel au mauvais destinataire par simple inattention.
- L’obsolescence négligée : retarder la mise à jour d’un ERP revient à laisser une porte ouverte aux hackers.
- Le télétravail mal délimité : l’usage de Wi-Fi publics non sécurisés ou de PC personnels sans VPN crée des points d’entrée dans le système d’information de l’entreprise.
- La gestion d’accès fantôme : ne pas révoquer les droits d’un ancien employé ou accorder des privilèges trop larges à un collaborateur.
La réponse pour inverser la tendance n’est pas uniquement technique, elle doit combiner technologie et culture d’entreprise.
Un simple clic sur un e-mail peut ouvrir les portes de votre réseau interne à des pirates… Sans oublier qu’une erreur anodine dans l’envoi d’un document peut révéler des données sensibles à un concurrent, par exemple. Si le coût moyen d’une cyberattaque est élevé à 15 000 € d’après le rapport Hiscox 2023 publié sur data.gouv.fr, une entreprise sur huit victime d’un incident rapporte des coûts au-delà de 230 000 €.
La moindre faiblesse du côté des équipes peut être lourde de répercussions, raison pour laquelle les entreprises ont tout intérêt à réagir dès maintenant. Découvrez cinq erreurs humaines qui peuvent paraître anodines, mais qui représentent un risque important pour les organisations concernées.
1. Le clic fatal : liens malveillants et phishing
Scénario très classique : un collaborateur reçoit un e-mail visiblement banal et qui semble venu d’une institution connue. Malheureusement, un seul clic suffit pour initier l’intrusion dans le SI de l’entreprise, y déployer un ransomware et/ou voler des identifiants.
Le phishing a touché 50 000 particuliers et professionnels en 2023, selon les statistiques de cybermalveillance.gouv.fr, se classant comme première menace en matière de cybersécurité.
Ces techniques de phishing peuvent cibler absolument tous les départements de l’entreprise, y compris les plus critiques. Par exemple, un e-mail avec une facture falsifiée est envoyé au département comptabilité. Très vite, l’attaque aboutit sur la paralysie du réseau, un cryptage des données importantes et donc une productivité complètement figée pendant une durée indéterminée.
Pour éviter de payer les conséquences d’une attaque par hameçonnage, misez sur une montée en compétence concrète de vos collaborateurs. Grâce à des exercices de sensibilisation et de simulation réguliers, SIGMA vous apprend à repérer plus vite les signaux douteux, à adopter les bons réflexes et à bloquer une tentative de phishing avant qu’elle n’atteigne vos systèmes.
2. L’envoi à une mauvaise adresse : un partage de données sensibles périlleux
Une autre erreur humaine très commune, mais potentiellement lourde de conséquences : envoyer des informations confidentielles au mauvais destinataire – qu’il s’agisse d’un client, d’un partenaire ou d’un collègue hors de la chaîne de confidentialité.
Il est important de le savoir : une simple faute de frappe dans un e-mail peut exposer des données personnelles et/ou stratégiques, violer les règles RGPD ou avoir des conséquences délétères sur le climat de confiance dans l’organisation.
Demandez à votre SOC interne ou externe de déployer des solutions de prévention de perte de données (DLP) pour analyser les e-mails sortants et détecter très vite les fuites potentielles. Au-delà des choix techniques, la formation et la sensibilisation de tous les collaborateurs reste un enjeu essentiel.
3. Systèmes et logiciels non mis à jour : une porte laissée grande ouverte !
Oublier de faire ses mises à jour sur son ordinateur, c’est laisser une fenêtre ouverte à tous les hackers capables d’exploiter la moindre vulnérabilité ou version obsolète. Le simple fait de retarder le déploiement de patchs pour un ERP en place dans une entreprise peut vous mettre en danger : ne l’oubliez pas.
Afin de vous aiguiller sur ce sujet, appuyez-vous de nouveau sur votre SOC. Celui-ci va intégrer des outils qui planifient, testent et déploient les patchs en continu, avec un suivi et un reporting rigoureux. Avant même qu’ils ne puissent être exploités, cette gestion drastique réduit les risques.
4. Télétravail mal sécurisé : de nombreuses failles chez les collaborateurs
On le sait, en matière de cybersécurité, la généralisation du télétravail introduit de nouveaux risques dans toutes les entreprises, y compris les PME souvent ciblées par les hackers : connexions via des réseaux Wi-Fi publics ou non sécurisés, copies de données sur des machines personnelles, absence de VPN bien paramétré…
Chacun de ces points peut ouvrir une porte aux cyberattaquants. En ce sens, un poste mal protégé peut devenir une vraie menace pour l’entreprise, quel que soit le poste du collaborateur concerné.
Plusieurs solutions peuvent être choisies et se compléter, afin de mieux protéger les postes en télétravail : déployer des EDR/XDR sur les terminaux distants, obliger l’usage de VPN sécurisés sous contrôle du SOC et surveiller en temps réel les comportements suspects sur le réseau pour agir rapidement.
Pour sécuriser le télétravail, l’approche Zero Trust, à travers les outils M365, vérifie automatiquement chaque accès et protège l’utilisateur dès qu’il se connecte. Combinée à une logique Modern Workplace qui gère les identités, les données et les appareils de façon unifiée, elle permet aux collaborateurs de télétravailler tout en restant sereins.
5. Défaut de gestion des accès : trop, trop peu, trop mal
Qu’il s’agisse d’anciens employés n’ayant pas vu leurs accès révoqués ou de collaborateurs dotés de privilèges excessifs, la mauvaise gestion des droits d’accès représente une faille majeure.
Au sein d’une entreprise industrielle par exemple, un simple vol d’identifiants d’un ancien salarié toujours autorisé peut engendrer une fuite massive de données et mettre à mal l’activité.
Comment éviter cela ? Adopter une gestion centralisée des accès avec authentification forte (les mots de passe ne suffisent plus !), contrôle régulier et audits par le SOC. Dans cette optique, l’intégration d’une solution IAM (Identity and Access Management) automatisée garantit que les accès soient correctement gérés (politique du moindre privilège et retrait des identifiants en temps réel).
Si vous maîtrisez ces erreurs banales, vous vous protégez déjà de la grande majorité des cyberattaques qui touchent les entreprises et qui engendrent des dégâts importants. Appuyez-vous sur un partenaire français doté d’un SOC 24/7 et sur des outils SIEM / SOAR / EDR / XDR éprouvés pour une sécurité informatique complète, tenant compte à la fois des risques humains et techniques.
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