Hybridation du SI : comment déjouer les pièges ? 

Si elle répond aux besoins d’innovation des entreprises, une externalisation vers le Cloud peut s’avérer "périlleuse ". Notamment lorsque certains points de vigilance ne sont pas suffisamment pris en compte. Architecte Cloud et Infrastructures au sein du Groupe Sigma, David Chilloux livre ses préconisations.  

David Chilloux
Architecte Cloud et Infrastructures du Groupe Sigma

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De plus en plus d’entreprises s’ouvrent désormais au Cloud public. Pour quelle raison ? 

Pour nombre d’entre elles, l’hybridation du système d’information est synonyme d’avantages. Cette option permet notamment de satisfaire des enjeux métiers qu’il n’est pas possible d’adresser via un SI traditionnel.

En recourant aux solutions Cloud, les entreprises répondent ainsi à des besoins d’innovation à travers, par exemple, des fonctionnalités IA ou Big Data. Elles peuvent également gagner en agilité ou améliorer le time to market. Pour lancer un nouveau service dans un délai court, et sans disposer pour cela de fortes capacités de déploiement et d’investissement, le Cloud public présente en effet un réel intérêt.  

Mais attention, toutefois ! Si l’hybridation du SI offre de nombreuses opportunités d’innovation, elle n’est pas sans présenter son lot d’inconvénients.  

Lesquels ?

L’hybridation de l’architecture informatique va créer de nouvelles sources de risques à divers niveaux, qu’il s’agisse de sécurité technique, de gouvernance, de gestion financière ou encore de protection et de sécurité de données sensibles. D’où l’importance d’un pilotage fin et d’une maturité dans la gestion de ces risques. 

Quels sont les pièges à éviter pour réussir l’hybridation de son SI  ?

Si je devais établir un « guide de survie » du système d’information hybride, je pointerais 6 écueils majeurs dans ce domaine :     

  • Faire du projet Cloud un projet uniquement technique, sans embarquer les équipes métiers et les équipes de direction.  
  • Sous-estimer l’effort de transformation pour ce projet stratégique, qui va venir bousculer organisation, compétences, processus, etc. 
  • Ne pas aligner son socle technique cloud (la « landing zone ») et son organisation, avec le risque d’obtenir un SI à deux vitesses, avec un périmètre cloud hors de contrôle ou avec une agilité figée par des processus trop lourds car inadaptés à un contexte cloud  
  • Vouloir avancer trop vite : mieux vaut privilégier une démarche itérative et se donner le droit à l’erreur pour une transformation pas à pas.  
  • Ne pas intégrer le périmètre Cloud public dans l’écosystème d’exploitation, en termes d’inventaire, ou de gestion des habilitations par exemple 
  • Piloter l’aspect financier du Cloud uniquement par les coûts, sans mesurer la valeur produite, et sans granularité dans les coûts (par projets, équipe, …). Mettre en place une démarche de finops permet de contrôler les risques financiers associés.  

Que conseillez-vous aux entreprises, qui envisagent de recourir au Cloud ?

Intégrant de multiples dimensions (performance métier, coûts, sécurité, etc.), une externalisation vers le Cloud constitue une opération complexe, qui nécessite d’embarquer l’ensemble des acteurs de l’entreprise et d’être accompagné par des experts. Pour la réussir, il s’agit ainsi de ne pas minimiser les efforts à chaque phase du projet : stratégie, déploiement et exploitation. Ce chantier stratégique, nous savons le conduire grâce à l’approche complète développée dans le cadre de l’offre SIGMA QOMITY et notre expérience en hybridation des systèmes d’information. De quoi, plus largement, accompagner les entreprises dans la transformation progressive et maîtrisée de leur SI.  

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