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Focus Métier : Architecte logiciel

Technophile, pragmatique et pédagogue, l’architecte logiciel joue un rôle central dans la conception, le développement et le déploiement d’une solution logicielle. Explication du métier par Olivier DANGREAUX, architecte logiciel au sein du pôle digital du Groupe Sigma.

Portrait d'olivier, architecte logiciel

Comment définissez-vous votre métier d’architecte logiciel ?

Dans la dénomination d’architecte logiciel, il y a une forme de similitude avec le bâtiment. Mon métier consiste à choisir et concevoir la meilleure solution technique et logicielle selon le besoin exprimé par le client. Ce besoin client, métier ou technique, est toujours le point de départ. La solution technique est le point d’arrivée.

 

Quelle est votre formation puis votre parcours ?

Je suis issu d’une formation d’ingénieur en informatique. J’ai passé ensuite une décennie dans une grande ESN. Cela a été très formateur car j’ai participé à une grande variété de missions d’expertises techniques, d’études de choix, avant de m’orienter vers ce rôle d’architecte auprès de clients d’horizons multiples.

Puis j’ai intégré une startup durant cinq ans en tant que chef de projet technique avec une dimension plus importante sur le management de projets. A un moment, j’ai éprouvé le besoin de me recentrer sur le rôle d’architecte logiciel… et je suis arrivé chez Sigma il y a 6 ans.

 

Au sein du Groupe Sigma, quels sont vos domaines d’intervention ?

Je suis rattaché au pôle Digital du Groupe Sigma. Je participe aux projets informatiques dès l’avant-vente : il faut comprendre le besoin du client, lui proposer en regard la meilleure solution, défendre nos choix techniques et convaincre de leur bien-fondé dans le projet.

 

Le POC (Preuve du Concept) rentre dans mes missions au sens de l’étude des choix techniques selon les besoins pré-déterminés. Il faut ensuite s’appuyer sur les compétences des développeurs pour prototyper et vérifier la réelle adéquation de la solution imaginée avec le besoin initial.

 

Un axe important du travail de l’architecte logiciel est la capacité à documenter son projet. Il faut de l’aisance rédactionnelle, savoir expliquer par des schémas. Le dossier d’architecture est un livrable à part entière, qui traite de tous les aspects liés à la réalisation de la solution logicielle.

 

Il m’arrive aussi de travailler sur des projets internes, de l’outillage spécifique comme par exemple les chaînes de développement ou déploiement. Je joue aussi un rôle dans la montée en compétences des équipes par la formation.

 

Quel est l’apport de l’architecte logiciel dans une équipe ?

L’image de l’architecte logiciel dans sa tour d’ivoire est fausse. Il doit être en permanence en échange avec les développeurs pour faire les choix techniques, accompagner les équipes dédiées au projet pour les guider dans la mise en œuvre et garder la vision globale. L’architecte logiciel est le garant de la bonne exécution opérationnelle selon les décisions de conception en amont, et également au sens du contrôle qualité.

 

Pour moi, l’architecte logiciel doit être aussi un bon développeur car il peut « mettre les mains » dans le code avec des technologies diverses entre front (frameworks web, mobile…) et back (Node.js, J2EE, Spring…), selon son appétence.

 

L’architecte logiciel dispose d’une expertise générale et cultive sa capacité à développer une expertise pointue sur ses technologies de prédilection. Il n’a pas vocation à être un expert absolu en tout.

 

Actuellement, la tendance est celle d’un rapprochement avec l’outillage Devops et une influence croissante des technologies Cloud comme AWS et Azure.

Beaucoup de problématiques que nous traitions auparavant par nous-mêmes sont aujourd’hui réglées par le Cloud qui fournit des solutions prêtes à l’emploi et souvent plus économiques. Ce qui induit une transformation du métier avec un transfert du développement pur vers la maîtrise et l’intégration d’éléments issus du Cloud. C’est un glissement à prendre en considération.

 

Quelles qualités un architecte logiciel doit-il cultiver ?

En vrai technophile, la curiosité est indispensable à l’architecte logiciel pour approfondir des thèmes d’expertises et monter en compétences, tant par la formation que l’auto-formation grâce à la veille. Il s’agit d’un aspect important pour se tenir informé, anticiper les nouveautés technologiques, et en déduire les nouveaux besoins, non encore exprimés par nos clients, auxquels nous pourrions répondre.

 

Sur le plan opérationnel, il est nécessaire de savoir prendre de la hauteur, garder une vision globale  du projet, et faire preuve de pragmatisme, pour effectuer avec raison les choix adéquats selon la réalité du client et dans le respect de son budget.

 

La capacité à communiquer son expertise est aussi importante. A ce titre il est  courant qu’un architecte participe comme speaker à des conférences ou à des meetups au sein des communautés de développeurs.

 

Etre à la fois pédagogue pour expliquer… et persuasif pour convaincre.

 

Enfin, le travail en équipe est central. Il faut à la fois être autonome et savoir s’entourer.

 

Quelles sont les évolutions de carrière envisageables ?

Dans sa trajectoire professionnelle, l’architecte logiciel peut se diriger vers des dossiers plus complexes, ou vers le management et l’encadrement d’équipes techniques. Voire aller vers d’autres domaines d’expertises comme architecte infrastructure en Infogérance ou architecte système d’information sur des projets de grande envergure.

 

Votre motivation au quotidien ?

Apprendre tous les jours en travaillant dans un domaine qui présente en permanence de nouvelles technologies ! La diversité des projets sur lesquels j’interviens et le sens donné à mes actions : trouver des solutions à des problèmes et besoins clients grâce à la technologie… et apporter in fine une réponse pertinente.

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