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Le CHU de Nantes fait interagir la culture de chercheur et la culture informatique avec le projet KTD-Innov

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Le pôle de recherche du CHU de Nantes via le projet KTD-Innov souhaite offrir aux cliniciens et praticiens une solution leur permettant d’améliorer la prise en charge diagnostique et thérapeutique de leurs patients.
Pierre-Antoine Gourraud, Professeur des Universités – Praticien Hospitalier de la Faculté de médecine / Université de Nantes, nous explique pourquoi avoir choisi SIGMA.

Pierre-Antoine Gourraud,

Professeur des Universités

Praticien Hospitalier de la Faculté de médecine / Université de Nantes

 

Nous avançons de manière agile et itérative aux côtés de Sigma avec lequel nous réalisons des sprints pour développer des éléments de l’application, les enrichir et corriger.

 

 

Depuis un an, le CHU de Nantes et Sigma travaillent main dans la main. Dans quel contexte cette collaboration est-elle née ?

 

Pierre-Antoine Gourraud : Au sein de l’unité Inserm 1064, je dirige une équipe de recherche qui participe au projet KTD-innov. Sélectionné par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR), ce projet a été lauréat en 2018 du programme de Recherche Hospitalo-Universitaire en santé. C’est dans ce cadre que nous avons mis en place un partenariat avec Sigma.

 

Quel objectif KTD-innov poursuit-il ?

 

P-A G : En mobilisant les potentialités du numérique, le projet KTD-innov vise à inventer une médecine de précision dans le domaine de la transplantation rénale. Pour le consortium, soutenu à hauteur de 9 M€ par des subventions publiques, il s’agit d’améliorer le suivi du patient qui se fera demain à l’aide de biomarqueurs, de nouvelles informations à haute valeur biologique. Ces biomarqueurs seront littéralement servis « sur un plateau » au médecin grâce à une application informatique. C’est ce logiciel d’aide à la décision, pour accompagner le médecin et le patient, que nos équipes développent.

 

De tels outils n’existaient pas jusqu’à présent ?

 

P-A G : Le praticien n’a souvent qu’une version digitalisée du dossier patient. S’ils donnent accès à l’information, les outils informatiques dont il dispose ne mobilisent ni calculs ni intelligence artificielle. Or notre objectif, à travers KTD-innov, est d’enrichir cette information grâce à des biomarqueurs issus de la recherche et des algorithmes, permettant de mobiliser l’ensemble des données existantes.

Si le métier d’un chercheur est d’inventer de nouveaux algorithmes, il est moins dans son domaine quand il s’agit de créer une application industrialisable. Nous avons donc choisi de faire appel à une société pour externaliser ce développement, à partir des résultats préliminaires produits dans nos équipes, et avons retenu Sigma pour cela.

 

Quelles sont les étapes du développement ?

 

P-A G : Après l’établissement d’un cahier des charges précis, il y a un an, nous avançons de manière agile et itérative aux côtés de Sigma avec lequel nous réalisons des sprints pour développer des éléments de l’application, les enrichir et corriger. Nous allons ensuite développer un prototype, sur lequel nous recueillerons les retours des patients et des médecins pour ajuster les fonctionnalités, puis nous entamerons la phase de validation. En 2021, un protocole de recherche devrait ainsi débuter pour valider et mesurer le rôle de l’application, comme nous l’aurions fait pour un médicament. La santé est trop importante pour que nous innovions sans valider.

 

Quels sont les bénéfices attendus ?

 

P-A G : Le gain de KTD-innov est triple. Il va constituer une avancée à la fois pour le médecin qui va pouvoir prendre les décisions plus rapidement et plus en confiance, pour le patient qui comprendra mieux et sera davantage acteur de la décision médicale et enfin, pour la prise en charge contre la maladie puisque nous allons mieux suivre l’évolution post transplantation de la thérapie. En l’occurrence, surveiller comment le greffon continue à bien fonctionner chez le patient.

 

 

Par quels mots, enfin, qualifieriez-vous ce partenariat avec Sigma ?

 

P-A G : Je dirais « agilité » parce qu’il y a beaucoup de ping-pong dans ce processus, qui permettent de croiser les regards et d’avancer. J’ajouterais aussi « capacité d’innovation » – nous avons choisi de développer plus vite l’application grâce à cette collaboration – et « disruption » au niveau des méthodes de travail. C’est la première fois, me semble-t-il, que le CHU de Nantes intègre un prestataire numérique comme Sigma dans un projet de recherche.

Inhabituelle pour des chercheurs ou des établissements publics, cette approche fait interagir la culture de chercheur en médecine, biologie et bioinformatique avec la culture informatique. Nous sortant de notre zone de confort, elle nous amène à innover davantage. C’est pourquoi j’espère que ce partenariat va se prolonger voire s’étendre.

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