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IA Racing est un parcours pédagogique de 7 mois, dédié aux étudiants et aux collaborateurs du Groupe Sigma. Il mixe des formations théoriques sur Raspberry, l’Intelligence Artificielle, l’électronique, la course automobile… et des ateliers pratiques pour construire un modèle réduit de voiture autonome capable d’évoluer sur un circuit. Retour sur la genèse de ce projet avec les inventeurs de ce dispositif innovant, Geoffroy RABOUIN, Expert Linux et Frédéric PINEAU, Concepteur Développeur.

 

Quelle est la genèse de ce projet pédagogique sur l’intelligence artificielle ?

 

Frédéric :

IA Racing, c’est vraiment une affirmation de nos envies. En 2019, au DevFest Nantes, j’ai assisté à une présentation sur l’utilisation des Legos Boost et de l’IA qui m’a laissé « sur ma faim » concernant l’Intelligence Artificielle . Cela m’a donné envie de creuser le sujet. Après plusieurs recherches, j’ai découvert le projet DonkeyCar, une plateforme open source de construction de voiture autonome en modèle réduit. Cela m’a donné envie d’aller plus loin. Je connaissais Geoffroy, nous n’étions pas dans la même équipe mais nous échangions souvent. Nous avons participé ensemble à un projet d’animation dédié à notre stand recrutement pour le DevFest.

 

Geoffroy :
Lors de ce premier projet en 2020, j’ai travaillé sur la reconnaissance d’image. Nous nous sommes vite intéressés à la clé IA d’INTEL et sa solution pour développer des applications d’intelligence artificielle. J’ai des connaissances en course automobile, et l’idée de monter une voiture autonome et la faire rouler sur un circuit de course est arrivée naturellement. De fil en aiguille, on s’est dit que le projet était fun, qu’il ne fallait pas être égoïste et que ce serait bien d’en faire profiter plus de monde !

Comment avez-vous monté le projet IA Racing ?

Frédéric :
Nous avons commencé à tester l’idée auprès de gens de confiance en interne, des profils techniques bien sûr, mais aussi des managers, des communicants… et nous en avons parlé à Erwan, le responsable des relations écoles. Nous avions envie de mettre du challenge à la course en faisant participer des étudiants. L’envie de voir le projet aboutir était très forte.

 

Geoffroy :
Nous l’avons structuré et développé, en ayant parfois un peu peur d’être écarté et ne pas avoir notre mot à dire. Nous l’avons présenté en Comité d’Innovation, et cela a été un vrai soulagement d’être immédiatement encouragés et soutenus. La rencontre décisive a été avec Philippe OLERON, le Président de Sigma. Il nous a transmis beaucoup de confiance : « Ne lâchez pas, c’est votre projet, allez au bout !  » Le Comité de Direction nous a aussi incités à voir plus grand.

 

Qu’est ce qui rend votre projet unique de votre point de vue ?

Geoffroy :
C’est un parcours de montée en compétence complet et accessible à tous. On commence par la fin, en montrant la cible à atteindre. Et nous progressons doucement, en construisant les cours par étape : on commence par allumer une LED, puis on fait tourner un moteur… Nous ne voulions pas être sectaires et faire un parcours réservé aux « techs », l’idée est d’accueillir et accompagner tout le monde, y compris des profils débutants. Pour ma part il y a encore 2 ans, je ne faisais pas de l’Intelligence Artificielle, maintenant j’en ai dans mon jardin pour gérer les arrosages. Ce type de projet permet de cultiver l’ouverture d’esprit.

 

Frédéric :
IA Racing fait ses premiers pas cette année, et nous avons encore plein d’idées pour ajouter de la complexité, faire grandir le dispositif. Lors des cours théoriques, réalisés en distanciel via Teams, la soixantaine de participants est dans une démarche de partage, ils échangent des liens utiles. Une des clés de succès, c’est que nous soyons challengés pour améliorer le dispositif.

 

D’où vient cette envie d’innover et de partager vos compétences ?

Geoffroy :
Au quotidien, nous avons tous besoin d’être dans une posture d’ouverture d’esprit. Mon travail c’est 80 % de veille : je lis, je teste, je fais planter des trucs, je regarde comment cela réagit et comment je peux l’appliquer chez nous, pour nos clients. En parallèle, je donne aussi des cours d’Automatisation sur Ansible dans une école.

 

Frédéric :
Pour ma part, j’aime bien me mettre en risque et sortir de mon quotidien. J’ai appris beaucoup grâce aux communautés techniques. La connaissance doit circuler, c’est la philosophie open source. Maintenant c’est à mon tour de redonner et mettre du sens. En entretien annuel, mon manager m’avait proposé de choisir un objectif de « développement personnel ». Il m’a donné cette opportunité et je l’en remercie.

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