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De gauche à droite, Philippe Oléron, président du Groupe SIGMA, Michel-Édouard Leclerc, président E.Leclec, et Thierry Fétiveau, responsable du département Retail du Groupe SIGMA.

 

Philippe Oléron, président du Groupe SIGMA, et Thierry Fétiveau, responsable du département Retail au sein du Groupe, ont accueilli Michel-Édouard Leclerc avant sa conférence de clôture du salon Digital Change de Nantes, le 23 janvier dernier.

 

« La relation entre SIGMA et le Mouvement E.LECLERC est avant tout une rencontre d’hommes », soulignent les deux interlocuteurs lors de cet entretien libre et convivial. Ils rappellent que la réussite de ce projet tient à la coconstruction, au travail collectif, à la proximité des équipes SIGMA présentes sur le terrain aux côtés des adhérents du Mouvement.

 

Pour Michel-Édouard Leclerc, le caractère spécifique du territoire nantais est propice à l’expérimentation. « L’entrepreneur nantais a cette dimension ouverte sur le monde, sur le temps, sur la mutation. Il existe ici un réel écosystème favorable aux initiatives, berceau de nombre d’enseignes », précise-t-il en illustrant son propos par l’épopée des magasins Decré. Il retient également cet esprit de concurrence sain, dans la grande distribution locale, qui a toujours permis à chaque camp de dialoguer constructivement.

Responsabilité sociétale de l’entreprise

Philippe Oléron et Michel-Édouard Leclerc poursuivent leurs échanges autour de la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Les deux chefs d’entreprise sont à l’unisson quant à l’importance d’emprunter cette voie. Cependant, l’engagement des entreprises pour la société de demain ne doit pas faire perdre de vue la place du législateur dans ce combat : c’est aux pouvoirs publics qu’il revient de donner le cadre et les moyens d’appliquer les directives. À défaut, le chef d’entreprise qui se veut « précurseur écologique » se retrouvera responsable en cas de controverse. Michel-Édouard Leclerc éclaire son propos avec l’exemple des emballages recyclés utilisés pour les aliments secs. Le Mouvement E.LECLERC avait décidé de remplacer certains emballages classiques par d’autres en carton recyclé avant d’être interpellé sur leur danger potentiel pour la santé à cause de résidus d’encres ! Ce qui était une initiative positive s’est retourné contre le distributeur.

 

La conversation s’achève sur ce constat de prudence qui freine certainement d’autres entrepreneurs à s’engager totalement pour la RSE. Cependant, comme le souligne Philippe Oléron, « pour ceux qui voudront aller plus loin, demain il leur sera possible d’opter pour le statut d’entreprise à mission », statut en discussion aujourd’hui. Pour le moment, le digital joue un rôle important dans la transformation des entreprises et de leurs métiers. « Nous sommes là pour les accompagner », conclut le président du Groupe SIGMA.

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