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Un fournisseur de services sur Internet est confronté à de nombreuses variables : la fréquentation des utilisateurs, leur activité, leur origine géographique, des événements prévisibles et des incidents. Un site marchand, par exemple, aura une activité saisonnière plus ou moins prévisible sur une année, à laquelle s’ajoutent des pics ponctuels liés par exemple à une campagne publicitaire, une promotion et d’autres variations de durée encore plus courte. Sa priorité est par contre d’assurer un service réactif quelle que soit la période.

 

Avant le Cloud, la réponse technologique était d’allumer une ferme de serveurs et de la laisser tourner en permanence en espérant qu’elle soutienne la charge. Dans les faits, cela conduisait à une architecture surdimensionnée 90% du temps, et incapable de supporter la charge au moment où il y en a vraiment besoin.

 

Grâce au Cloud, les infrastructures sont fournies comme un service (l’appellation est IaaS) et ont gagné en élasticité. Moyennant des modifications parfois très profondes du logiciel en mode SaaS, ce dernier est capable d’ajuster dynamiquement l’infrastructure : rajouter ou supprimer des ressources informatiques pour continuer d’apporter un niveau de service acceptable. Mais cette élasticité est régie par des règles plutôt techniques, comme par exemple : « ajouter une machine si la charge du processeur dépasse un certain seuil », et part du principe que le Cloud est infini… Ce qui n’est pas sans impact sur le coût, ni sur la consommation énergétique. Et il y a encore des limites en termes de réactivité, il faut plusieurs minutes pour ajouter ou retirer une ressource matérielle.

 

Gagner en réactivité pour votre système d’information avec l’éco-élasticité logicielle

L’éco-élasticité du logiciel dans le Cloud consiste à aller encore plus loin ! Des améliorations radicales sont apportées à différents niveaux :

  • Etre capable d’ajuster dynamiquement l’infrastructure et les ressources logicielles,
  • Piloter cette architecture en n’utilisant pas des critères technologiques mais des critères basés sur les niveaux de service proposés aux utilisateurs,
  • Intégrer des stratégies plus globales : optimiser la consommation énergétique, ou l’enveloppe budgétaire, ou maximiser le niveau de service, par exemple.

 

Les bénéfices sont les suivants :

  • Une meilleure réactivité face à la variation de charge qu’une architecture Cloud classique
  • La robustesse face à des scénarios extrêmes de variation de charge
  • La capacité d’apprendre et d’anticiper les comportements pour préserver la qualité du service

Ces travaux avancés sont directement issus d’une collaboration de recherche entre le LINA (Laboratoire d’Informatique de Nantes) et le Groupe SIGMA, dans le cadre d’une thèse CIFRE ayant fait l’objet de plusieurs publications internationales remarquées. Leur déploiement est déjà en cours dans les offres d’infogérance du Groupe Sigma, pour apporter un service supérieur aux utilisateurs finaux. L’éco-élasticité, c’est le Cloud… en mieux !

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